La suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) pour la fonction publique hospitalière en 2025 : un coup dur pour le pouvoir d’achat des agents

La Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA), un dispositif crucial pour de nombreux agents de la fonction publique hospitalière, ne sera pas reconduite en 2025. Cette décision, confirmée par le gouvernement, s’inscrit dans un ensemble de mesures d’austérité visant à réduire les dépenses publiques, mais soulève de vives inquiétudes quant à l’impact sur le pouvoir d’achat des personnels de la fonction publique en général et des hospitaliers en particulier.

Qu’est-ce que la GIPA ?

La GIPA, instaurée en 2008, visait à compenser la perte de pouvoir d’achat des agents publics dont le traitement évoluait moins vite que l’inflation. Pour la fonction publique hospitalière, ce dispositif représentait un filet de sécurité important, particulièrement pour les agents en fin de carrière ou ceux n’ayant pas bénéficié d’avancements significatifs.

Les raisons de la suppression

Le gouvernement justifie cette suppression par la nécessité de « contenir la masse salariale de la fonction publique dans un contexte budgétaire contraint ». Cette mesure, couplée à d’autres restrictions budgétaires, devrait permettre une économie estimée à 400 millions d’euros pour l’État.

Impact sur les agents hospitaliers

La suppression de la GIPA risque d’avoir plusieurs conséquences négatives pour les agents de la fonction publique hospitalière :

  1. Baisse du pouvoir d’achat : Sans ce mécanisme de compensation, les agents dont le traitement stagne face à l’inflation verront leur pouvoir d’achat diminuer.
  2. Inégalités accrues : Cette mesure pourrait exacerber les disparités salariales au sein de la fonction publique hospitalière, affectant particulièrement les catégories B et C.
  3. Démotivation : La perte de cette prime pourrait impacter négativement le moral et la motivation des agents, déjà éprouvés par des conditions de travail difficiles.

Réactions et perspectives

La fédération des services publics CFE-CGC a vivement réagi à cette annonce. Elle dénoncent une « attaque directe contre le pouvoir d’achat des agents » et une « dégradation de leurs conditions de travail ».
Face à ces critiques, le gouvernement évoque la mise en place de mesures alternatives pour soutenir le pouvoir d’achat des agents publics. Cependant, les détails de ces mesures restent à préciser.

Conclusion

La suppression de la GIPA pour la fonction publique hospitalière en 2025 s’annonce comme un défi majeur pour le pouvoir d’achat des agents. Dans un contexte où le secteur de la santé fait face à des difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel, cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur l’attractivité des métiers hospitaliers. Il reste à voir quelles mesures compensatoires seront mises en place pour atténuer l’impact de cette suppression et maintenir la motivation des agents essentiels au bon fonctionnement de notre système de santé.

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