La Fédération des services publics CFE-CGC en première ligne contre la baisse de rémunération à 90% des arrêts maladie dans la fonction publique.

Le Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) s’est réuni ce 21 février 2025 pour examiner à nouveau les deux projets de décrets visant à réduire la rémunération des agents en arrêt maladie de 100% à 90%.
Cette seconde délibération fait suite au rejet unanime obtenu le 11 février, largement impulsé par l’action déterminée de la Fédération des Services Publics CFE-CGC.
Un leadership affirmé de la Fédération des services publics CFE-CGC
Ce leadership a permis de fédérer l’ensemble des syndicats autour d’une position commune, aboutissant à un rejet unanime des projets de décrets le 11 février. Une victoire symbolique forte, même si elle s’avère malheureusement temporaire.

Une nouvelle délibération sans surprise
Conformément aux règles du CCFP, les textes rejetés ont été soumis à un nouvel examen ce 21 février, sans aucune modification favorable. Face à cette situation, la CFE-CGC a fait le choix stratégique de boycotter la séance, refusant de cautionner par sa présence l’adoption d’une mesure qu’elle juge profondément injuste.
La CGT, la FSU et Solidaires ont également boycotté l’instance, tandis que l’UNSA, FO, la CFDT et la FA-FP ont choisi d’être présents malgré l’absence d’enjeu réel sur le vote. Sans surprise, les textes ont donc été adoptés en l’absence même du ministre, soulignant le caractère purement formel de cette seconde délibération.
Un combat qui se poursuit
Bien que cette bataille semble perdue, la CFE-CGC ne baisse pas les bras. La fédération continue de dénoncer une mesure qui fragilisera le pouvoir d’achat des agents publics, déjà mis à mal par l’inflation. Elle s’inquiète également des conséquences potentielles sur la santé des agents, qui pourraient être tentés de venir travailler malades pour éviter une perte de salaire.
La CFE-CGC appelle donc à la vigilance sur l’application de cette mesure et reste mobilisée pour défendre les intérêts des agents publics. Elle continuera à porter leur voix et à lutter contre toute dégradation de leurs conditions de travail et de rémunération.